Articles

QU'ES AQUÒ : l'Utopia

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xfp1/v/t1.0-9/10478231_1399069063715733_7733751354755279233_n.jpg?oh=a76e0aff66c9550da747d3413bfcadbb&oe=56D261F4

Enric, Lise e Max nos presentan aquel projecte :

Mai d'entre-senhas : pagina Facebook

 

Ci-joint le communiqué commun (avant l'expulsion) de la Cimade, Médecins du Monde, Fondation Abbé Pierre et Ligue des droits de l'Homme auxquels se joint le RESF et les Ziconofages.

EXPULSION DU SQUAT DU COLLECTIF « LUTTOPIA » - 110 PERSONNES À LA RUE
L’expulsion du lieu de vie Luttopia est imminente. Les associations signataires condamnent cette décision qui va remettre à la rue 110 hommes, femmes et enfants. Elles demandent aux pouvoirs publics de renoncer à cette expulsion tant que des mesures très concrètes et effectives de relogement ne sont pas proposées aux habitants.
Le collectif Luttopia a investi l’immeuble du 85 avenue d’Assas à Montpellier, vide depuis 8 ans après avoir été le siège de la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales suite à l’expulsion violente du 105 avenue de Lodève le 23 octobre 2014.
Les associations signataires qui travaillent étroitement avec les résidents de ce lieu de vie et y interviennent très régulièrement ont pu constater que ce cadre de vie offre à tous ceux qui y ont trouvé refuge la possibilité de sortir de la survie au jour le jour et d’envisager de nouveaux possibles.
Au-delà d’une réponse à des besoins matériels (dormir à l’abri, se nourrir, se doucher, etc.) Luttopia permet à ses habitants d’engager des démarches administratives, de reprendre en main leur santé, de bénéficier de cours de français etc.
Aujourd’hui, 110 personnes, hommes, femmes, enfants, français, étrangers, demandeurs d’asile y ont trouvé ce que les dispositifs d’hébergement d’urgence complètement saturés ne leur proposent pas : un endroit où dormir, où vivre, où se construire individuellement et collectivement.
Depuis de nombreux mois ce collectif s’est mobilisé pour écrire un projet, le proposer aux pouvoirs publics et sortir de l’occupation illégale à laquelle ils sont contraints. Un dialogue s’est difficilement mis en place et nous regrettons de constater aujourd’hui le peu d’empressement des pouvoirs publics à se mobiliser pour rendre ce projet possible.
L’actualité récente montre que lorsque la volonté politique est présente, il est possible de trouver des lieux et des possibilités d’hébergement et de logement en nombre.