La dérive des continents fait débattre les 1èreS
Article mis en ligne le 26 novembre 2015
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Ce mercredi 11 novembre, les élèves de Première S ont réalisé une reconstitution d’un débat d’époque. Le thème central était la dérive des continents. Ce débat opposait au XIXème siècle les mobilistes et les fixistes. A l’époque, les idées majeures concernant cette dérive sont le catastrophisme (en rapport avec Dieu) et l’uniformitarisme (il y aurait un continent uniforme). Cette représentation nous a permis de dégager les idées principales des scientifiques de cette époque que nous allons détailler par la suite.
D’une part, nous retrouvons les mobilistes avec comme personnage central Alfred Wegener ; ils soutiennent la thèse d’une dérive horizontale. Tout d’abord, Wegener constate qu’il y a des similitudes entre les côtes d’Afrique et la côte d’Amérique du Sud où on retrouve les mêmes variétés de plantes, de fossiles et d’espèces. Cela signifierait que les deux continents étaient autrefois réunis. Il pense que la croûte continentale (le SIAL) flotte sur les fonds océaniques (le SIMA). Il remarque également une anomalie dans la théorie des fixistes car si la terre était uniforme, on aurait des altitudes égales aux profondeurs, cependant ce n’est pas le cas donc la terre n’est pas uniforme. Wegener est rejoint par d’autres scientifiques comme Suez. Suez est le premier à supposer qu’il y avait un supercontinent car les côtes d’Afrique et d’Amérique du Sud sont complémentaires, il s’agit de roches qui ont plus de 2 milliards d’années. Ils soutiennent également que le SIAL dériverait sur le SIMA. Il s’agirait de matériaux déformables et de densités différentes.
Cependant à cette époque, certains scientifiques réfutaient les arguments des mobilistes qui n’étaient pas reconnus. Les fixistes défendent la dérive verticale des continents. Il pense que la Terre se serait refroidie et aurait ainsi créé les continents et les océans. Par exemple, Emile Haug émet l’hypothèse qu’il y aurait un supercontinent dont certaines parties se seraient effondrées. Cependant un mystère persiste sur la provenance de l’eau. D’un autre côté, Gutenberg, en effectuant des études d’ondes sismiques (P et S), a prouvé que la Terre possèderait un noyau liquide et que le continent solide atteindrait 2900km de profondeur. Cela lui permet de rejeter la thèse des mobilistes car aucune force ne peut déplacer un tel continent. Le scientifique Arnold Jeffrey le rejoint sur cette idée de force impossible ; il affirme qu’il faudrait 108 Pascal afin de faire bouger un tel solide alors que les forces actuelles ne sont que de 10-6 Pascal. Les forces nécessaires sont donc trop importantes.
Remis dans son contexte les gagnants de ce débat aurait été les fixistes car les savoirs de l’époque nous amènent plutôt vers une dérive vertical des continents. Cependant, la science ne cesse de se moderniser et nous permet de mieux connaître l’histoire de la Terre.


Secrétaires de séance : Marguerite, Anne et Cédric

Un grand merci à l’ensemble des élèves pour leur implication et leur motivation. Félicitations à nos débatteurs convainquant :

  • Alix dans le rôle d’Alfred Wegener (mobiliste)
  • Rabab et Martin dans le rôle d’Eduard Suess (mobiliste)
  • Yann dans le rôle de Beno Gutenberg (fixiste)
  • Eva dans le rôle dans le rôle de Gustave Emile Haug (fixiste)
  • Jean-Michel dans le rôle d’Harold Jeffreys (fixiste)
  • Fleury, Clément et Théo les modérateurs

Coralie Alexandrenne, professeur de SVT

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