Skip to content

CulturAmérica

Narrow screen resolution Wide screen resolution Auto adjust screen size Increase font size Decrease font size Default font size default color cyan color green color brick color light color

On parle du Che

Che Guevara

Chanson sur le Che

Accueil arrow Nouvelles arrow Cuba arrow Elections à Cuba
Elections à Cuba Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Roger Grévoul   
15-03-2018

Il n’est pas inutile de revenir sur les élections qui ont eu lieu ce dimanche à Cuba. Elles sont en général ignorées, attaquées, mais pas souvent, expliquées…

Les résultats d’abord, et ensuite quelques commentaires sur les commentaires qu’elles ont suscités !
Près de 9 millions d’inscrits – votants 82,90 % - Bulletins valides : 94,42 % - Nuls : 1,26 % - Blancs : 4,32 % (Conclusions d’un journaliste : A Cuba la participation aux élections avoisine habituellement 90 %. Le vote n’est pas obligatoire, MAIS IL EST VIVEMENT ENCOURAGÉ PAR LES AUTORITÉS.) Obligé de convenir qu’il n’y a pas obligation, il tente niaisement de se justifier !


Poursuivons l’énoncé des chiffres : sur les 605 députés élus, 322 sont des femmes (53,22 %), 287 sont des délégués de circonscriptions, 13,22 % ont moins de 35 ans, l’âge moyen de la future assemblée : 49 ans, 40 % sont noirs ou métis, 60 % blancs, 86 % ont un niveau d’enseignement supérieur.

Parmi l’ensemble : 28 viennent du secteur agraire et coopératif, 24 de la recherche, 12 du sport, 47 de l’éducation, 83 de la production et des services, 34 de la santé, 39 de la culture… Une diversité représentative de la population de l’Île.

Après la constitution des assemblées provinciales qui seront constituées le 25 mars avec 1265 délégués élus ce dimanche, les 605 nouveaux députés se réuniront le 18 avril prochain. Ils seront appelés à élire le Président, le Vice-Président et le secrétaire de l’Assemblée Nationale ainsi que les membres du Conseil d’État, son Président, son Premier Vice-Président, et les autres vice-présidents.

C’est à cette date que sera connu le successeur de Raul Castro à la direction de l’État Cubain.

Élu depuis 10 ans il avait annoncé sa décision de ne pas se représenter à l’issue de ces deux mandats. Une remarque : si Raul Castro était à la direction du pays, ce n’était pas une question de famille ! C’est en raison du rôle exceptionnel qu’il a joué pour la victoire de la révolution et ensuite pour construire la société socialiste cubaine !

Et aujourd’hui, de toute part on s’interroge « que sera Cuba sans Castro » ? Je serais tenté de leur répondre : CUBA !

Il est vrai que pour la première fois depuis 1959 le chef du Gouvernement et de l’État, et un certain nombre de leurs membres n’appartiendront pas à ce que l’on appelle « la génération historique »

« Une autre période viendra » a souligné Raul Castro.

Il s’agit d’une transition, de la poursuite de l’actualisation du modèle économique engagé par Raul Castro, de consolider les acquis de la révolution.

Comme l’a déclaré Abel Prieto, ministre de la Culture, « cette transition a été préparée par Fidel et Raul depuis longtemps en mettant des hommes et des femmes jeunes aux postes importants. Les jeunes ont gagné toute la confiance de la génération qui a fondé le pays en 1959 et des générations suivantes. On se sent rassurer quand on parle avec eux. »

Cette transition générationnelle survient au moment où Cuba fait face à de nombreux défis, dont celui de l’indispensable actualisation de son modèle économique, à un moment où le pays est confronté au blocus américain qui pèse sur son développement depuis 1962 et à un durcissement de la politique américaine à son encontre depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.

J’emprunte la conclusion à un article de la revue CUBARTE que nous publions aujourd’hui dans cette Lettre :

« Le défi fondamental de la relève des générations dans la Révolution Cubaine se situe dans la construction d’une nouvelle hégémonie nationale, populaire et socialiste dans les conditions de l’histoire et des structures du XXIe siècle. Cela demandera beaucoup de créativité, d’audace et de pragmatisme sans renoncer à ses principes ni à son histoire héroïque. »

Et souhaitons que la France, officielle, continue de jouer un rôle positif dans le développement des rapports politiques et de coopération avec les dirigeants que la population cubaine s’est donnés.

Merci à Stéphane Witkowski, qui nous a fait parvenir l’interview qu’il a accordé à RFI sur le sujet : http://www.rfi.fr/emission/20180312-cuba-1e-etape-vers-apres-castro

Bonne lecture, et bonne écoute,

Bien cordialement,

Roger Grévoul
Président Fondateur de Cuba Coopération France
Responsable politique du site Internet et de la Lettre Hebdomadaire

 
< Précédent   Suivant >