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Démythifier RSF Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
27-11-2007
Sortie du dernier livre de Maxime Vivas "La face cachée de Reporters sans frontières. De la CIA aux faucons du pentagone" de Maxime Vivas. "La face cachée de Reporters sans frontières. De la CIA aux faucons du pentagone" Auteur : Maxime Vivas *. Préface : Thierry Deronne **. Editions Aden. En librairie, nov. 2007. 272 pages (36 chapitres, six annexes), 20 euros. La devise de Reporters sans frontières est simple : « Nous défendons le droit d'expression des journalistes ». Le public comprend : « Notre droit à l'information » C'est ce quiproquo majeur que tente de dénoncer ce livre. En effet, RSF ne prétend pas lutter pour le droit du public à bénéficier d'une information variée, indépendante et basée sur la vérité. Le centre du combat, c'est le journaliste en tant que tel, pas le journalisme avec ce que cela implique au niveau éthique. Le livre démontre, et c'est encore plus inquiétant, que la défense des journalistes est à géométrie variable. Ce qui émeut RSF, ce n'est pas le licenciement des journalistes exempts de faute professionnelle mais cependant victimes d'une restructuration par les magnats de la presse, princes de l'industrie et de la finance, ni le fait que ces patrons disposent du droit (dont ils usent plus ou moins délicatement) de dicter une ligne éditoriale à des journaux prétendus objectifs. Non, ce que veut RSF c'est que partout, toujours, les journalistes qui contestent un pouvoir populaire aient les mêmes débouchés pour le même discours (et qu'importe s'il véhicule des mensonges) que ceux qui soutiennent, en groupe serré, les pouvoirs au service des oligarchies. Ainsi l'unanimisme médiatique fera-t-il un grand pas en avant, grimé en pluralité. Ainsi RSF deviendrait une machine à créer du conformisme médiatique. Quand la presse pauvre des pays riches, la voix des citoyens les moins favorisés, sera absorbée par les banques, on ne recueillera pas dans l'oreille le moindre soupir de RSF. Quand la presse pauvre des pays pauvres, celle qui rend compte d'une politique d'indépendance et de récupération pour tous des richesses nationales, affronte en un combat inégal une presse riche, militante et phagocytaire, RSF s'inquiète des entraves législatives qui freineraient cette dernière dans sa marche gloutonne. Quand la presse des pays envahis est soumise aux diktats des militaires étrangers, RSF parle de liberté retrouvée. Dans l'intérêt de qui ? * Maxime Vivas : Ecrivain (prix Roger Vailland 1997), a publié plusieurs livres (romans, polars, humour, essai) et des nouvelles. Cyberjournaliste, on lui doit des centaines d'articles traduits en plusieurs langues sur des dizaines de sites Internet. Ex-référent littéraire d'Attac-France, il assure chaque semaine une chronique d'actualité politique et altermondialiste sur Radio Mon Païs à Toulouse. Il écrit également pour la presse quotidienne. ** Thierry Deronne : Licencié en Communications Sociales (IHECS, Bruxelles), le journaliste vénézuélien Thierry Deronne a fondé plusieurs télévisions associatives (Teletambores, Camunare Rojo TV), l'Ecole Populaire et Latinoaméricaine de Cinéma (Caracas), le Journal International de Quartier. Il est vice-président de la Télévision Publique nationale du Venezuela : Vive TV. Editions Aden. 44, Rue A Bréart. 1060 Bruxelles (Belgique). Courriel : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Tel : 00 32 2 5344661. Fax : 00 32 2 5344662.
Dernière mise à jour : ( 28-11-2007 )
 
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