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AU SECOURS, FIDEL CASTRO REVIENT ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-08-2010

Au moment où nous pensions, « nous médias bien-pensants », être débarrassés du « dictateur », le voilà de retour, manifestement rétabli, et en bonne santé, après quatre années de souffrance.

Regretter qu’un être humain ait vaincu la maladie, quelle élégance ! quel humanisme ! Regretter qu’un personnage de cette dimension historique « radote » sur les dangers de conflagration « inexistants » au Moyen Orient, sur une agression possible contre l’Iran, sur les dégâts environnementaux et climatiques provoqués par le capitalisme, sur les ravages des agro-carburants, des OGM, etc., quel trouble-fête ! Qu’il nous fiche la paix, avec ses élucubrations.

Maintenant, soyons sérieux ! Manifestement, Fidel Castro est de retour avec la volonté que cela se sache et de surcroît, en tenue de guérillero, de combattant, au moment où le monde va si bien. Je n’ai jamais cru à la fable de l’opposition entre les deux frères : mou contre dur et vice versa. Ce sont des fantasmes pré-construits de politologues et de journalistes partisans. Ceux-là mêmes qui présentent aujourd’hui Raul comme un « modéré », le présentaient jadis comme un dur parmi les durs. Raul gouverne collégialement, et c’est cette équipe qui gère la politique intérieure et extérieure de l’île. Le récent discours de Raul devant le parlement est un constat d’une grande lucidité sur les problèmes à Cuba, sur la crise, sur les nécessaires changements « de structure » et de « concept » au rythme adapté à une situation difficile, tout en repoussant l’idée d’un « socialisme de marché » à la chinoise.

Si les réformes sont urgentes, on comprend qu’enragent toux ceux qui souhaiteraient que Cuba rétablisse le capitalisme et redevienne un satellite des Etats-unis. La récente libération de prisonniers politiques a montré les vertus du dialogue respectueux, souverain, etc. Aujourd’hui la balle est dans le camp d’Obama. Il doit lever le blocus et libérer les Cinq Cubains prisonniers aux Etats-Unis pour avoir infiltré des groupes terroristes.

Oui, Fidel est de retour, depuis des mois. Il s’exprime dans Granma sur les grands problèmes internationaux, sur l’avenir du monde, et ne s’ingère pas, jusqu’à présent, dans la politique intérieure, comme en témoigne son message devant le parlement du samedi 7 août dernier. Fidel est encore le premier secrétaire du PCC. Il est difficile d’envisager, étant donné son poids historique, que les changements en cours se fassent contre sa volonté. Le PCC envisage le Congrès d’une relève générationnelle dans les mois qui viennent, mais on ne saura jamais assez gré à Fidel d’avoir tenu tête à l’ « Empire » pendant 51 ans. De quoi rendre l’impérialisme furieux.

Jean Ortiz,

Cubaniste.

Dernière mise à jour : ( 10-08-2010 )
 
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